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La qualité de l’eau

La qualité de l’eau est un enjeu majeur pour le bassin versant du Blavet.

Pourquoi se mobiliser pour la qualité de l’eau ?

« Nous buvons 90% de nos maladies » disait Pasteur. C’est dire la nécessité que l’eau soit de bonne qualité, et notamment sur le bassin du Blavet, où l’eau est fortement utilisée pour l’alimentation en eau potable. De plus, une certaine abondance de la ressource permet également d’autres usages, agroalimentaire, tourisme nautique, pêche…, qui nécessitent également une eau de qualité. La qualité de l’eau est donc un enjeu majeur pour le bassin versant du Blavet.
Des actions menées par des collectivités et des agriculteurs ont permis une sensible amélioration de la qualité de l’eau sur le bassin versant. Celle-ci reste cependant particulièrement dégradée dans deux sous bassins versants, le Sulon pour les nitrates, et l’Evel, pour différents paramètres.

D’où viennent les pollutions ?

Sur le bassin versant du Blavet, les pollutions ont diverses origines.

Des pollutions diffuses :
  • l’agriculture, par le biais des produits chimiques (engrais, pesticides) et des effluents d’élevage épandus sur les terres. Du fait des normes de potabilité de l’eau distribuée, les polluants majeurs sont les nitrates et les pesticides auxquels s’ajoutent depuis peu les phosphates qui contribuent au développement des algues;
  • les engrais et pesticides utilisés par les services de l’Etat, du Conseil Général, des communes sur les espaces gérés par eux ;
  • les engrais et pesticides utilisés par les particuliers dans leurs jardins ;
Des pollutions localisées :
  • le mauvais fonctionnement des équipements d’assainissement collectifs et individuels ;
  • les décharges sauvages.

Quelles en sont les conséquences ?

Une dégradation avérée de la qualité de l’eau, qui, sur certains sous bassins versants et par période, peut affecter les divers utilisateurs :
  • le buveur d’eau qui, inquiet, achète de l’eau en bouteilles ;
  • l’agriculteur et l’industriel de l’agroalimentaire qui ont besoin d’eau de qualité pour l’élevage des animaux et la fabrication de leurs produits ;
  • le baigneur et le kayakiste dont les pratiques sont rendues difficiles de par la présence d’algues vertes notamment, voire interdites en cas de présence de cyanobactéries, algues toxiques par contact ;
  • le pêcheur qui, confronté à une diminution de la diversité des espèces piscicoles, déplore la raréfaction des espèces les plus exigeantes telles la truite, le brochet…;

Qu’est ce que le SAGE propose de faire ?

Le SAGE Blavet reprend la demande de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE) d’atteindre le bon état de l’eau pour 2015.

Une eau de bonne qualité s’estime au regard des teneurs de divers paramètres physico-chimiques. Dans l’attente d’un référentiel officiel, la CLE du SAGE Blavet a déterminé, pour le bassin versant, des valeurs-guides permettant de respecter l’objectif de bon état fixé par la DCE. Ainsi :
  • pour les nitrates, l’objectif est de ne pas dépasser 25 mg/l dans 90% des analyses effectuées aux trois points nodaux et au niveau de l’ensemble des prises d’eau AEP, avec des maximales à 40 mg/l ;
  • pour le phosphore, l’objectif est de ne pas dépasser 0,1 mg/l dans 90% des analyses aux deux points nodaux situés à l’amont de Pontivy et 0,2 mg/l dans 90% des analyses au point nodal situé à l’amont de Hennebont ;
  • pour le phytoplancton, l’objectif déterminé par la CLE est de ne pas dépasser 60 µg/l de chlorophylle a aux trois points nodaux ;
  • pour les pesticides, l’objectif est de ne pas dépasser, pour chaque type de molécule, 0,1 µg/l dans 95% des analyses aux trois points nodaux et au niveau de l’ensemble des prises d’eau AEP et, pour l’ensemble des molécules, 0,5 µg/l dans 95% des analyses aux trois points nodaux et au niveau de l’ensemble des prises d’eau AEP.

Que faut-il faire pour atteindre cet objectif de bon état ? Et qui est concerné ?

  • Résorber les excédents d’effluents d’élevages
  • Sont concernés : agriculteurs.
  • Adopter des pratiques agricoles limitant les risques de lessivage des polluants
  • Sont concernés : agriculteurs.
  • Réhabiliter les décharges à impact fort
  • Sont concernés : collectivités.