Un bassin très artificialisé

Le bassin versant du Blavet compte 3 barrages dont 2 sur le fleuve Blavet lui-même, lequel est en grande partie canalisé.

Trois barrages dont deux sur le cours principal

Le barrage du Korong

Ce barrage a été créé au début du 19ème siècle pour alimenter le bief de partage des eaux du canal de Nantes à Brest entre les bassins du Blavet et de l’Aulne. Il couvre 75 ha et contient environ 3 millions de m3 d’eau.
Les berges sont en partie aménagées pour permettre la baignade et autres activités de loisirs. A  noter que l’étang du Korong et ses annexes constituent une des zones humides remarquables du SAGE Blavet.

Le barrage de Kerné Uhel

Il a été créé en 1981 pour la production d’eau potable. Il contrôle un bassin versant de 90 km². Sa capacité est de 2,4 millions de m³ et  la superficie du plan d’eau est de 74 ha.
Ce barrage n’assure aujourd’hui aucun rôle de protection contre les crues. Son rôle de soutien d’étiage est également nul puisque le règlement l’oblige à une simple transparence (restitution de ce qui est reçu).
Ce barrage est, en premier lieu, une réserve importante pour l’alimentation en eau des populations.

Le barrage de Guerlédan

Cet ouvrage hydroélectrique, créé en 1923, a été concédé à EDF en 1946 au moment de la nationalisation des moyens de production. La retenue a une capacité de 51 millions de m³ (dont 32 utiles pour la production d’énergie), sa superficie est de 304 ha. Il contrôle un bassin versant de 620 km². Une nouvelle concession a été octroyée à EDF par arrêté préfectoral du 19 août 2008. Les nouveaux cahiers des charges et règlement d’eau imposent à EDF un ensemble de mesures qui permettent notamment la mise en œuvre des trois dispositions du SAGE qui concerne la gestion du barrage et lui confèrent, de fait, une place particulière dans la gestion de l’eau sur le bassin versant du Blavet, et notamment :

  • Un rôle important au regard des inondations à Pontivy
  • Un rôle primordial pour le soutien d’étiage du Blavet dans le Morbihan
  • Un rôle majeur pour l’économie touristique des communes des Côtes d’Armor autour du lac, mais cependant non prioritaire par rapport à l’approvisionnement en eau potable des populations situées à l'aval, et de la lutte contre les inondations.

Cependant, à contrario de ces rôles positifs, Guerlédan représente aujourd’hui une barrière infranchissable, véritable coupure dans le bassin versant, tant pour les poissons que d’un point de vue "socio administratif".

Un cours d’eau principal en grande partie canalisé

Dans la partie costarmoricaine du bassin versant, le Blavet est canalisé à partir de Gouarec où se rejoignent le Blavet naturel provenant de Bourbriac au nord et le canal de Nantes à Brest provenant de l'Aulne à l'ouest. Il comporte 23 écluses. La navigation n’est possible que du lac de Guerlédan à l’écluse n° 146 située sur la commune de Plouguernével. A noter que cette partie du canal est sortie de la nomenclature des voies navigables.
Dans la partie morbihannaise du bassin versant, le Blavet est canalisé de Guerlédan à la rade de Lorient. Il comporte 40 écluses dont 28 entre Pontivy et Hennebont et 12 entre Guerlédan et Pontivy. Cette dernière section n’est actuellement pas navigable.
Au Blavet canalisé s'ajoute le Canal de Nantes à Brest qui, avec 55 écluses, fait la jonction avec le bassin versant de l’Oust à l'est.
Au regard de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE), le canal de Nantes à Brest est considéré comme une masse d’eau artificielle (MEA) et le Blavet canalisé, comme une masse d’eau fortement modifiée (MEFM).

 

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