Un territoire hétérogène

Le bassin versant du Blavet est très fortement contrasté du point de vue de la répartition de sa population. L'agriculture occupe par ailleurs une surface décroissante de l'amont à l'aval du bassin versant.

Une population inégalement répartie : un contraste accru entre les Côtes d’Armor et le Morbihan

Le bassin versant du Blavet est très fortement contrasté du point de vue de la répartition de sa population : l’amont est marqué par un déséquilibre dans la pyramide des âges, et voit sa population vieillir, tandis que l’aval du bassin versant est marqué par un fort développement.

Cette situation a pour conséquences :

  • A l’amont, une difficulté pour les élus de maintenir un lien social et la nécessité de valoriser leur territoire car, sur le plan de l’occupation des sols, une fermeture des fonds de vallées (et notamment des zones humides), par l’abandon de ces parcelles est observée;
  • A l’aval, une périurbanisation autour de l’agglomération de Lorient créant une pression importante tant en termes de foncier, de besoin en eau et de rejets.

Un bassin versant où l’agriculture occupe une place majeure sauf dans la partie aval

La surface agricole représente en moyenne près des 2/3 de la surface des communes du SAGE, avec cependant des disparités, suivant que l’on se situe à l’amont ou à l’aval du bassin versant.

Dans la partie amont : le lait

La surface agricole utile (SAU) occupe une forte fraction d’un territoire dans lequel l’agriculture reste la principale activité. Les zones les plus difficiles d’exploitation ont tendance à être délaissées, malgré la présence des bovins.

Ces dernières années, on a pu noter un recentrage des exploitations sur l’activité laitière, une restructuration marquée de la volaille. Si celle-ci régresse dans l’ensemble, les ateliers qui demeurent augmentent significativement de taille.

 

Dans la partie médiane : une activité centrale autour de systèmes d’exploitation laitiers, hors sol, légumiers et diversifiés

L’agriculture est très présente dans la partie médiane du bassin (forte proportion de SAU), mais selon un modèle différent. Si la base laitière est présente, elle se développe moins que dans l’amont et c’est la prédominance des ateliers hors sol qui est caractéristique. La fraction herbagère est moins forte qu’à l’amont. Globalement, les exploitations se restructurent  et s’adaptent selon l’évolution des marchés, de la PAC et des réglementations existantes.

Dans la partie aval : une activité agricole secondaire

Du fait de la pression foncière forte et des contraintes de relief, la SAU n’occupe qu’une fraction de près de 50% du territoire, partageant l’espace avec le boisement et l’occupation résidentielle et des infrastructures.

L’élevage hors-sol n’est pas dans une dynamique de développement, à la différence des bassins de production avoisinants.

 

 

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