Niveau des nappes souterraines à fin mai 2020

Une situation contrastée sur le bassin versant du Blavet

Le niveau des pluies  en Bretagne

 Durant la période d’octobre 2019 à mai 2020, sur les quatre stations météorologiques mentionnées ci-après, les précipitations ont été bien supérieures aux « normales » : 139 % de la « normale » à la station de Rennes St-Jacques (35), 133 % à St-Brieuc Trémuson (22), 121 % à Pontivy (56) et 139 % à Spézet St-Goazec (29).

Les pluies efficaces*

Elles ont été relativement importantes jusqu’en février, un peu plus faibles en mars, très faibles en avril, quasi absentes en mai.

De ce fait, la recharge des nappes, qui se fait grâce à ces pluies efficaces, a commencé mi-octobre 2019 puis s’est interrompue momentanément durant les périodes moins pluvieuses et notamment à partir de mi-mars 2020.

Sur les 8 derniers mois, ces pluies efficaces ont été hétérogènes selon les secteurs bretons : elles représentent 65 % du total des pluies tombées à St-Brieuc Trémuson, 73 % à Pontivy.

Les niveaux des nappes par rapport à la « normale » des mois d’avril

La carte régionale ci-contre montre un état de remplissage des aquifères à fin mai conforme à la « normale » saisonnière** pour 44 % des piézomètres (en vert et bleu) grâce à des pluies efficaces suffisantes d’octobre 2019 à mai 2020.

Des niveaux de nappe inférieurs à la « normale » sont observés pour 25 % des piézomètres (en jaune). Ces niveaux bas, liés au déficit pluviométrique des 3 derniers mois (mars, avril et mai) se situent surtout dans le Finistère et les Côtes d’Armor et notamment au niveau de la source du Blavet.

 

Ainsi, la situation du niveau des nappes est hétérogène sur le bassin versant du Blavet : conforme, voire supérieur à la normale dans le Morbihan (Pontivy, Hennebont) ; inférieur dans les Côtes d’Armor (Kerpert). Les pluies attendues en juin risquent d’impacter cette situation.

 

* Les pluies efficaces correspondent à la part de précipitations qui ruisselle à la surface du sol et qui s’infiltre jusqu’à la nappe (le reste étant soit évaporé, soit utilisé par la végétation). En raison de l’élévation des températures et du développement de la végétation, ces pluies efficaces sont faibles d’avril à septembre, et plus importantes d’octobre à mars.  

**Comparaison par rapport aux mesures effectuées en avril au cours des années de mesure : depuis 1992-1993 pour 10 ouvrages du Finistère, depuis 1980-1990 pour 4 ouvrages du Morbihan, et depuis 2003-2004-2005 pour les autres

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